PROTECTION DES JOURNALISTES : DÉCISION HISTORIQUE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L’ONU

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Le 27 mai 2015, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution historique concernant la protection des journalistes. C’est la première fois depuis 2006 que ce thème est abordé à la tribune des Nations Unies

« c’est un jour historique pour la protection des journalistes »

C’est aussi la première fois qu’une décision du Conseil de sécurité évoque le droit à la liberté d’expression. La résolution 2222 reconnaît en effet que les médias libres et indépendants sont essentiels à la démocratie car ils favorisent la protection des civils.

Par ailleurs il a été décidé que les violences envers les journalistes devraient être prises en compte dans les rapports des opérations de l’ONU. Dans la même lancée il a été voté que la Cour pénale internationale s’engage plus fermement contre l’impunité des crimes envers les journalistes. 

Bien que l’adoption de cette résolution historique représente une avancée majeure dans la protection des journalistes, son application devra être vérifiée à l’avenir. Ce signal encourageant envoyé par le Conseil de sécurité ne doit pas occulter les prochains défis. La protection des journalistes devrait être étendue aux journalistes non-professionnels et en dehors des zones guerres.

Ecrit par : G. Vialy et J. Bayard 

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du public. Il doit respecter la ligne éditoriale du journal pour lequel il écrit. Ce qui le différencie du 

journaliste de presse écrite, c’est le média qu’il utilise : Internet. Le journaliste Web doit adapter son 

écriture aux usages du Web et adopter unstyle simple, concis et clair. Il exploite toutes les potentialités 

du Web pour compléter ses articles (liens hypertextes vers ses sources, son, image fixe et animée, vidéo, 

etc.) et les mettre à jour en temps réel.

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Le journaliste en ligne utilise les technologies du web pour témoigner, communiquer et informer. Il effectue 

des recherches,  des enquêtes et prépare des interviews. Il s’assure de la véracité des informations qu’il 

communique. Il est amené à analyser puis à synthétiser les données qu’il a collectées. Il rédige et crée des 

contenus dans le respect de la ligne éditoriale du site. Il contribue à la diffusion des informations, et par là 

même exerce un rôle de prescripteur auprès de ses lecteurs. Il est également responsable de la veille et de 

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rédaction. Le journaliste web contribue à l’enrichissement du site et à la pertinence des informations qui y sont 

véhiculées. Il est force de proposition concernant les thématiques abordées.

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Internet pour tous….Quitte à vous forcer un peu la main ?

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Les géants de l’Internet mondial ont une obsession. Enfin, certainement plusieurs, mais une qu’ils partagent de manière évidente : vous donner accès à Internet. Quitte à vous forcer un peu la main…

Bien sûr, si vous me lisez, c’est que vous avez accès à Internet. Mais l’avez-vous quand vous partez en vacances au fin fond de la Creuse ? Ou bien dans le métro ? Pour avoir passé des heures perchées sur un talus créé par des taupes au fin fond d’un jardin creusois afin de capter un peu de 3G, je peux vous assurer que l’accès à Internet est loin, très loin, d’être généralisé en France.

Et quand on passe au niveau mondial, on se rend compte qu’Internet, qui est aussi nécessaire à certains que l’air et l’eau fraiche, est loin, très très loin de s’être imposé. Seuls 42% des Terriens que nous sommes ont en effet accès aux joies du Web. Et les autres ? Eh bien, selon votre rapport aux nouvelles technologies, soit vous les plaindrez soit vous vanterez leur mode de vie qui échappe aux turpitudes technologiques de notre vie moderne.

Les géants de l’Internet ont bien sûr choisi leur camp. Et ils n’ont pas l’intention de se contenter des 3 et quelques milliards d’internautes. Ce dont ils rêvent, eux, c’est d’une humanité connectée. Et de mettre en avant démocratie, liberté d’expression et éducation… tout en s’assurant que nous avons bien tous accès à leurs services.

Ce (beau) rêve se heurte bien évidemment à de nombreux obstacles. Des régions entières du globe échappent aujourd’hui à la connexion, aussi bien pour des raisons techniques que politiques. Restent des territoires comme la Corée du Nord, l’Erythrée, la Syrie, l’Iran ou encore l’Ouzbékistan et la Somalie qui restreignent très fortement l’accès de leur population à Internet. Ah oui, et n’oublions pas la Chine qui a tendance à surveiller de près les habitudes de ses internautes.

Les difficultés techniques demeurent encore une des principales limitations à un accès généralisé à Internet. Il est évidemment difficile de se connecter du fin fond du Sahara, du haut de l’Everest ou encore de l’Arctique. Un problème de connexion qui est loin de se limiter à ces zones archétypiques.

La question économique, indissociable de l’environnement, se pose évidemment pour la population rurale de certains pays qui n’a accès à aucun des services majeurs de notre monde contemporain. Pas d’accès à l’eau courant, pas d’électricité… et donc, pas d’Internet. Et puis, bien sûr, il y a des obstacles économiques évidents – le prix d’une connexion à Internet ou d’un équipement qu’il soit smartphone ou ordinateur. Etre connecté à un coût que de nombreuses personnes — aussi bien dans les pays développés qu’en voie de développement — ne peuvent se permettre.

Pour les géants de l’Internet, ces obstacles sont évidemment problématiques — je le rappelle, plus de la moitié de l’humanité n’a pas accès leurs services et produits –, et ce d’autant plus que le marché arrive à une certaine saturation dans les pays développés.

Il faut donc conquérir de nouveaux marchés. C’est ce qui explique par exemple l’investissement massif dans les objets connectés ou la ville intelligente (deux secteurs sur lesquels nous avons largement investi dans La Quotidienne Pro) mais aussi les efforts menés par ces sociétés pour offrir un accès mondial et généralisé à Internet.

Face aux contraintes économiques, gouvernements et secteur privé ont développé toute une gamme de solutions adaptées. Smartphones ou ordinateurs low cost, forfaits ou cartes prépayées doivent ouvrir en grand les portes de l’Internet.

Restent les questions techniques, nouvelle frontière pour les entreprises Internet qui témoignent d’une étonnante imagination en la matière, créant une nouvelle zone à la fois de combat et de collaboration entre les grands acteurs du secteur. Ericsson, MediaTek, Nokia, Opera, Qualcomm, Samsung et Facebook ont ainsi créé le projet "Internet.org", qui veut étendre la connectivité à l’ensemble de l’humanité.

Mais ce sont surtout les batailles qui retiennent l’attention des médias et des investisseurs qui y voient de belles opportunités. Et c’est ce que nous verrons dès demain !

Dans La Quotidienne Pro, Internet est une tendance forte de notre portefeuille. Parmi mes valeurs préférées, un spécialiste de la fibre optique très haut débit — celle qui va vous permettre de regarder films en streaming et de télécharger (légalement bien sûr !) à la vitesse de l’éclair — qui a fait d’excellents choix technologiques il y a quelques années. Des choix qui portent aujourd’hui leurs fruits…

Meilleures salutations,

La justice française comporte deux ordres de juridictions.

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La juridiction judiciaire est compétente pour juger les litiges (de nature civile ou commerciale) opposant deux personnes privées, et pour sanctionner les infractions aux lois pénales.

La juridiction administrative est compétente pour juger les litiges opposant une personne privée à l'État, à une collectivité territoriale, à un établissement public ou à un organisme privé chargé d'une mission de service public.

Pourquoi un juge administratif ?

La justice administrative a été créée pour faire respecter le droit par les administrations et réparer les dommages que celles-ci auraient pu causer. Seul un juge spécialisé, qui connaît les impératifs de service public et sait interpréter la volonté générale, peut bien juger l'administration et protéger les citoyens.

Créé en 1799, le Conseil d'État a mis au point une jurisprudence (c'est-à-dire des règles de droit définies par le juge) soucieuse de concilier les droits des citoyens avec les nécessités du service public. La juridiction administrative s'est renforcée avec la création des conseils de préfecture en 1800, devenus en 1953 les tribunaux administratifs. Les cours administratives d'appel ont été créées en 1987. Spécialisées, ces juridictions connaissent bien les règles de fonctionnement des services publics et sont donc en mesure de les contrôler efficacement.

Le Conseil d'État et les autres juridictions administratives veillent à assurer l'équilibre entre les prérogatives de puissance publique et les droits des citoyens. La justice administrative n'a cessé de renforcer la soumission de l'administration au droit et, par conséquent, la protection des citoyens.

Ecrit par : G. Vialy et J. Bayard 

Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789

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Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

En conséquence, l'Assemblée Nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Etre suprême, les droits suivants de l'Homme et du Citoyen.

Art. 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.

Art. 3. Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

Art. 4. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

Art. 5.  La Loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n'est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.  

Art. 6. La Loi est l'expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents. 

Art. 7. Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l'instant : il se rend coupable par la résistance. 

Art. 8. La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une Loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.  

Art. 9. Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.  

Art. 10. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi.

Art. 11. La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Art. 12. La garantie des droits de l'Homme et du Citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée.

 Art. 13. Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

Art. 14. Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée. 

Art. 15. La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.

Art. 16. Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n'est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.

Art. 17. La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.