ETRE JOURNALISTE, C’EST QUOI AU JUSTE?

Tous les journalistes ne travaillent pas de la même manière ni au même endroit. Certains écrivent des articles dans un bureau. Ils se déplacent très peu. Ce sont des rédacteurs. D’autres se déplacent dans leur propre pays ou à l’étranger pour aller enquêter sur un événement, en récupérant des informations en direct. Ce sont les journalistes-reporters. En situation de crise, en périodes de conflits, de troubles politiques ou des catastrophes humanitaires, ils enquêtent sur le terrain.

 

Le journalisme est-il un métier dangereux ?

C’est un métier qui présente des risques car le journaliste peut se retrouver exposé aux mêmes risques que les habitants  du pays dans lequel il enquête : explosions, emprisonnements… Alors journaliste ou reporter ? Qu’importe ! L’un et l’autre se déplacent sur le terrain pour collecter et rapporter des informations sur un événement. Le mot vient de l’anglais «reporter» qui désigne une personne qui « rapporte » des informations. Quand le reporter se déplace dans son pays pour chercher des informations, on dit qu’il fait un reportage. Quand il part très loin ou sur un événement important, on dit de lui qu’il est un «Grand Reporter »

 

Il y a aussi des journalistes qui sont arrêtés, pris en otage ou tués par des gouvernements ou des groupes de personnes, parce qu’ils sont témoins de situations graves (attentat, torture…). On préfère les éliminer pour éviter qu’ils racontent dans leurs articles ce qu’ils ont vu et défendent ce que l’on appelle «la liberté de la presse ». 

Pourquoi certains journalistes continuent-ils à prendre des risques ? D’abord, il ne faut pas perdre de vue que ces risques sont limités à un petit nombre de professionnels. En France, on compte plus de 36 000 journalistes et quelques-uns seulement se retrouvent en danger quand ils partent en reportage. Ensuite, le travail du reporter est précieux parce que présent sur le terrain, les journalistes découvrent et informent sur des situations qui sont souvent ignorées par l’ensemble des populations du monde.  Grâce à leurs enquêtes, ils peuvent amener leurs lecteurs et même les membres des gouvernements à réfléchir.

Protéger les journalistes sur le terrain

 

Il existe pour les journalistes en exil des demandes de protection ou d’asile afin de leur octroyer des bourses d’assistance  ainsi qu’à leur famille afin de pouvoir subvenir à leurs besoins de première nécessité, de payer leurs frais médicaux ou de se mettre en sécurité. En 2011, 163 bourses d’assistance ont été attribuées. Le Ministère de la Défense propose aux journalistes des stages pratiques afin de leur permettre de limiter les risques encourus au cours de leurs reportages dans des zones à risques.

Ecrit par : G. Vialy et J. Bayard

 

 

Il révolutionne : le métier de journaliste

LE FACT-CHECKING PEUT-IL RESTAURER LA CREDIBILITE DES MEDIAS ?

 

Le décryptage ou fact-checking démarre actuellement en France, et surtout dans les médias de l'instantané : les sites d'infos sur internet, la télévision, la radio. Il faut espérer que cette tendance à la vérification systématique va révolutionner le métier de journaliste et recrédibiliser les médias objets de la méfiance de leurs utilisateurs.

Mais c'est extrêmement difficile de vérifier «en temps réel» les affirmations des politiques, de traquer l'intox et les contre-vérités au moment où celles-ci sont formulées. D'autant plus que, contrairement aux Etats-Unis, ce n'est pas encore ancré dans la culture journalistique et qu'il faut de gros moyens, comme des experts disponibles et crédibles, des documentalistes, des archives dans toutes les branches de l'information pour mener à bien des investigations rapides et efficaces..

Dans la presse écrite, les journalistes disposent de davantage de temps et c'est déjà dans leur mission de vérifier toutes les informations comme les dires des personnalités avant de les publier. Le font-ils tous? Le fact-checking  nécessite cependant à la fois une volonté critique, et un vrai back ground à opposer aux menteurs car il permet d’assainir le débat politique. Sans fact-checking, les journalistes ne seraient-ils  pas que de simples relais de communication ?

 

Un fact-checking réactif et mis en scène

 

Oui, non seulement le fact checking ne "peut" pas, mais il "doit » restaurer la crédibilité des médias. C'est sans doute l'une des seules solutions possibles pour regagner la confiance des lecteurs/auditeurs/téléspectateurs.
Les journalistes ont, ces 20 dernières années, vu arriver le monde de la communication dans tous les domaines qu'ils traitent. En plus de la tendance originelle d'une partie des journalistes française à préférer le commentaire à la vérification des faits,  cette impressionnante émergence de la communication  fait, petit à petit, oublier l’importance du fact-checking.
Les journalistes ont assister, ces 20 dernières années, à l’arrivée du monde de la communication dans tous les domaines qu'ils traitent. Aujourd’hui, toute grande entreprise, parti ou personnalité politique, ministère, conseil régional ou général, mairie, tous disposent  d'une équipe de communicants qui pour faire passer leur message n’hésitent pas à utiliser les outils de communication disponibles dont certains prennent parfois  l'apparence de ceux du journalisme comme des pseudos-journaux  qui  sont de plus en plus utilisés. Certains hommes politiques le savent et, très consciemment, ils lancent alors à la volée des chiffres tronqués, de fausses-vérités en sachant très bien qu'ils seront peu démentis, souvent trop tard et que cela aura peu d'impact par rapport à l'audience qu'ils auront obtenue en lançant cette opération.
Noyés au milieu de ces stratégies, les journalistes doivent en revenir à ce qui fait la différence : vérifier les faits, les chiffres qui sont lancés par les uns ou les autres. Ils doivent  faire du fact-cheking, c'est-à-dire ne pas prendre pour argent comptant les arguments de la candidate   ou le candidat qu'elle qu’ il  reçoit. . Et l'on voit bien que ces interviews sont particulièrement reprises, remarquées. Si l'on est optimiste, on y verra l'attente du public pour le fact-checking, si l'on est pessimiste, on se dira que si de toutes petites choses simples comme cela provoquent un tel buzz, c'est que les journalistes n'en font vraiment pas assez...
Pourtant, ils en font. Certain  médias ont bien leur rubriques ou leurs rendez-vous de fact-cheking. Mais à l'instar du Désintox , ces rubriques sont rarement mises en valeur, rarement proposées "en tête de gondole" des médias. Le fact-checking est un travail parfois ingrat, il faut souvent passer en revue des tombereaux de chiffres, des montagnes de documentation complexes, mais lorsqu'il est mis en scène il se révèle diablement efficace.  Bien qu’il reste toujours une mission parodique, il est temps que les autres médias s'en saisissent et le mettent en valeur. Pour que le public fasse à nouveau confiance, il est sans doute nécessaire de mettre en scène, de mettre en valeur le fact-checking pour qu'il ne soit plus que le travail des éditorialistes par exemple. Et celui-ci gagnerait également à être plus réactif. Le web s'y prête particulièrement bien, reste à essayer de le faire à la télévision et en direct ou presque. 

Ecrit par : G. Vialy et J. Bayard

 

Le journalisme, un statut complexe !

On compte environ 36.000 journalistes en France, chiffre qui a doublé en vingt-cinq ans mais qui a tendance à baisser depuis quatre ans. Le nombre d’hommes est légèrement supérieur à celui des femmes. Sur 1.600 nouveaux journalistes l’an dernier, seuls 255 sortaient des écoles spécialisées. Les deux tiers d’entre eux travaillent dans la presse écrite, 19 % à la télévision et 15 % à la radio.

 

Cette profession est à la fois complexe et exposée. Complexe, elle l’est par la variété des métiers de journaliste et parce que ce dernier est un salarié donc dépendant d’une hiérarchie mais en même temps, il revendique son “indépendance”. Exposée, elle l’est parce que le journaliste, soumis au public, est aussi coresponsable avec le directeur de sa publication de ses articles devant les tribunaux.

Son statut a été fixé par une loi de 1935, remaniée maintes fois depuis. Désormais cette dernière octroie au journaliste des protections : le bénéfice de la “clause de conscience” s’il peut démontrer qu’il y a changement de la ligne éditoriale du titre dont il est le salarié ; celui de la “clause de cession”, en cas de changement de la propriété de son média. Ces clauses valent indemnités de rupture mais pour en limiter les abus, la clause de cession a été plafonnée. Enfin, troisième protection, celle du “secret des sources” qui permet au journaliste de ne pas dévoiler son ou ses informateurs aux enquêteurs sauf cas précis intéressant la défense nationale.

Pour les salaires, ces derniers varient selon les entreprises de presse écrites ou audiovisuelles, parisiennes ou régionales. L’écart maximal entre un rédacteur en chef et un rédacteur se situe généralement entre 1 à 5. Cet écart provient de l’histoire de la presse : un même journaliste était souvent employé dans plusieurs rédactions. Travaillant à la « pige » selon la longueur de l’article, il bénéficiait donc d’avantages matériels qui ont disparu. Aujourd’hui,  le plein-temps et la pige sont traités en salaires et cela, avec les mêmes charges. Mais en raison de la faiblesse de ces salaires, les entreprise de presse ont obtenu sans augmentation de leurs charges, un abattement forfaitaire sur leurs revenus pour “frais d’emploi”. Autrefois, celui-ci s’élevait jusqu’à 30 % des revenus. Plafonné il y a trente-cinq ans, il s’élève maintenant à 7 600 euros. Contrairement aux légendes colportées sur Internet, ce forfait  est reconduit sans changement depuis un peu plus de quinze ans. 

Pour le lectorat et les auditeurs, la radio arrive en tête avec 61 % de confiance, suivie par la presse écrite à 55 % et la télévision à 48 % et cela malgré que  les journalistes jouissent d’un faible crédit. Deux Français sur trois les voient soumis aux pressions des partis politiques et 60 % à l’influence de l’argent. Certains réclament donc la constitution d’un “ordre des journalistes”, voire d’un “conseil de presse”. Deux suggestions aussi vaines qu’illusoires. Le journaliste n’est ni un avocat ni un médecin mais un salarié ; d’autre part, il ne peut pas être soumis au jugement de ses pairs dès lors qu’il exprime librement une opinion. Il y aurait soupçon tantôt de corporatisme, tantôt d’hostilité partisane. Seule la loi s’impose au journaliste. Cela n’interdit pas, au contraire, les “chartes déontologiques” auxquelles adhèrent librement les rédactions.

 Ecrit par : G. Vialy et J. Bayard

 

UN ORDRE DES JOURNALISTES EST-IL CONFORME A LA CONSTITUTION ?

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Le Conseil de l 'Ordre des Journalistes (COJ) débats en partenariat avec le Comité d Éthique des journalistes de France (CEJF) et le Conseil de Presse de France sur ce thème

 

La question est pertinente car l’évolution du métier accentue les problématiques de déontologie. Premièrement, parce qu’il faut resituer le métier de journaliste dans son objet. C’est un métier qui doit s’exercer dans la liberté car par définition, la presse, la radio, la télévision et les supports numériques sont libres. Mais en soi, cela ne justifie pas la création d’un ordre des journalistes. Deuxièmement, c’est avec l’évolution du concept information que la question de la déontologie du journaliste doit être posée et qu’un ordre des journalistes pourrait être envisagé. L’information est au cœur de la démocratie. Précisément, c’est le pluralisme de l’information qui est l’une des garanties de la démocratie, de la liberté d’expression. Donc les journalistes exercent un métier qui répond à un objectif de valeur constitutionnelle. D’une part, le Conseil constitutionnel a posé le principe selon lequel le pluralisme de l’information est un objectif constitutionnel et d’autre part, la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et la Convention européenne des droits de l’homme et du citoyen, enrichies par les jurisprudences de la Cour de Strasbourg, garantissent la liberté d’expression et d’information.

Pour la première fois, la loi française a défini, de manière malheureuse car la rédaction est contradictoire et ambiguë, la confidentialité des sources et son inviolabilité comme étant la spécificité du métier journalistique. Les professionnels possèdent donc un droit inaliénable à  la confidentialité des sources, ce qui pourrait s’apparenter au secret professionnel des médecins ou de celui des avocats. Or, il existe des ordres d’avocats et de médecins qui sont là pour protéger le secret qui est dû aux patients et aux clients, instance qui n’existe pas chez les journalistes. Aujourd’hui le parallélisme est clairement établi.

A défaut d’avoir un organe de nature déontologique, les journalistes se sont vus imposer, par les juges, une déontologie, notamment en matière de répression de la loi sur la presse (actions en diffamations, injures etc.). Aujourd’hui, ce sont les juges et personne d’autre qui sont de fait légitimes pour déterminer les critères de « bonne information » du caractère licite ou illicite de l’information. Les juges ont ainsi apprécié, avec subtilité d’ailleurs, que l’information n’était pas diffamatoire dès lors qu’elle répondait à un objectif légitime, qu’elle était publiée aux termes d’une enquête sérieuse et contradictoire effectuée sans intention de nuire, et que son expression renfermait la prudence et la modération nécessaires. On assiste dès lors à un ensemble jurisprudentiel où les juges ont fait le travail d’un organisme déontologique qui n’existait pas. N’oublions pas qu’ils sont gardiens constitutionnels des libertés.

Cette question, la création d’un ordre de journaliste, se pose aujourd’hui si l’on veut défendre l’information et la profession. Il faut concevoir un ordre des journalistes, non pas de manière corporatiste, mais un ordre qui serait là pour défendre ceux dont le métier est l’information et ainsi protéger la liberté de l’information.

La création d’un tel organe (un ordre des journalistes) pourrait-elle nuire à l’indépendance des journalistes ?

Cela ne réduit pas leur indépendance, car cet ordre des journalistes serait élu par les journalistes eux-mêmes. Il faudrait un ordre national des journalistes, appelons-le comme on voudra, élus par les professionnels et dont la fonction serait précisément d’agir en concertation avec les pouvoirs publics, sur la confidentialité des sources par exemple.

 

Si cet ordre des journalistes existait, de quels pouvoirs de sanction serait-il doté ?

Sanctionner est très compliqué. Autant l’ordre doit formuler la règle, autant la sanction ne doit être dictée que par les juges, seuls habilités. Nous sommes  hostiles à ce que les médecins, tout comme les avocats, exercent seuls un pouvoir de sanction sur leurs pairs. Un magistrat administratif préside la commission disciplinaire de l’ordre des médecins et la Cour d’appel examine les recours formés contre les décisions disciplinaires. S’agissant de sanctions ayant un effet sur le patrimoine des avocats, il faudrait d’ailleurs qu’il y ait un juge dès la première instance car ce sont des droits constitutionnels qui sont en cause dont le droit au travail et le droit de propriété.

Un ordre des journalistes pourrait trouver des formules, des solutions pour  la profession, parce que là, pour le coup, il n’y en a pas. L’avis des professionnels de cet ordre des journalistes pourrait remplir une mission arbitrale mais la sanction doit ensuite être réservée aux magistrats et non aux professionnels seuls. C’est le cas par exemple pour le Conseil de l’ordre des médecins dont la commission disciplinaire est présidée par un magistrat.

Pourquoi les patrons de presse, les rédactions n’ont pas approuvé les chartes de déontologie ou créé un « ordre des journalistes »?

Ces Chartes devraient être approuvées par le chef d’entreprise. Nous ne sommes d’ailleurs pas favorables au droit de veto des journalistes car cela inscrit les relations du travail dans un rapport conflictuel constant. Il faut faire accepter au chef d’entreprise un certain nombre d’engagements réciproques et surtout l’autonomie déontologique de la rédaction. Pas besoin du veto pour cela.

Il se peut que les patrons de presse voient d’un mauvais œil ces chartes déontologiques car elles sont parfois vécues comme des instruments de conflits et de lutte, là où elles devraient permettre de prévenir des blocages.

On ne peut pas vivre chaque jour dans une guerre de tranchée. Il faut faire partager cette culture des droits à l'employeur. La Charte est là pour permettre de créer des obligations réciproques et de trouver des solutions qui ne relèvent pas exactement du droit du travail.

Pour répondre à la deuxième question : les professionnels ont la crainte d’avoir un ordre qui les muselle ?

A titre d’exemple, il a été démontré que l’ordre des avocats ou celui des médecins n’ont pas été de bons exemples, donc on peut concevoir que les journalistes soient devenus méfiants. Dans l’histoire, l’ordre des avocats ou celui des médecins n’a pas toujours été dans le camp de la liberté.

Pour quelles raisons les candidats à l’élection présidentielle ne se sont pas pour le moment  emparés de cette problématique ?

Notre sentiment premier est que les candidats n’y connaissent pas grand-chose. Ce n’est pas un défaut d’intérêt, mais ils vont prendre position pour les patrons ou les journalistes, au gré de leurs inclinations alors que souvent l’analyse reste très rudimentaire. Par exemple, pour qu’existe la loi pour la confiance dans l’économie numérique de 2004, il a fallu attendre entre 7 et 8 ans. Les lois deviennent de plus en plus compliquées, c’est une évolution démocratique normale mais cela demande une connaissance affûtée des textes par celles et ceux qui les votent. Il faudrait que les députés ne consacrent leur temps qu’à leur seul mandat de député. C’est impératif.

 Ecrit par : G. Vialy et J. Bayard

 

  

Peut-on parler encore d’autocensure?

 Y-a-t-il des sujets sensibles que les journalistes hésitent à traiter ?

Je dis toujours, si voyez l’autocensure, cherchez la censure. Quelque part il y a toujours un censeur invisible qui va établir sa règle et l’autocensure est toujours derrière cela. L’autocensure se développe toujours comme un réflexe de prévention de la censure

 La censure est la limitation arbitraire ou doctrinale de la liberté d'expression de chacun. Elle passe par l'examen du détenteur d'un pouvoir (étatique ou religieux par exemple) sur des livres, journaux, bulletins d'informations, pièces de théâtre et films, etc.  et ce  avant d'en permettre la diffusion au public. Par extension, la censure désigne différentes formes d'atteintes à la liberté d'expression, avant et/ou après leur diffusion (censure a priori et a posteriori). On distingue la censure politique (limitation par le gouvernement de la liberté d'expression) de la censure indirecte, non officielle, mais sous forme de pression, en particulier une forme de censure économique (due notamment à la concentration des médias, etc.) ; on peut aussi ajouter les phénomènes d'autocensure. La censure peut aussi être institutionnelle ou sociale par la privation de l'information disponible à des particuliers ou à un groupe....

Il est bon de rappeler que la liberté d'expression reste fragile d'autant que la concentration des médias évolue à grande échelle et les moyens technologiques également. Les dirigeants d'Etats, les rédacteurs en et indirectement les journalistes devraient, de temps en temps, se souvenir de cette définition pour proposer des informations moins lissées et formatées et plus ouvertes sur le monde.

L'arrivée des blogs indépendants et réseaux sociaux a donné un petit coup de pieds à cette grande fourmilière que sont les médias de concentration. Mais cela durera-t-il? Car le tout payant pointe son nez et les opérateurs, dans le cas de crises par exemple, n'hésitent pas à couper des liaisons satellites et internet.

Les téléphones sont devenus des tablettes d'écolier à fort contenu là où l'on oubli peut-être, au préalable, que l'éducation au média est une nécessité pour un bon fonctionnement de la démocratie et de la liberté d'expression.

Ecrit par : G. Vialy et J. Bayard