Comment évolue le métier de journaliste

Aujourd’hui, le métier de journaliste ne consiste plus seulement à récupérer des avis ; désormais l’enquêteur doit entreprendre une réelle investigation pour obtenir des informations efficaces et impartiales.

 

Effectivement, le temps ou l’information comportait uniquement des analyses et des preuves étoffées est complètement révolu. Aujourd’hui, l’étude des pratiques journalistiques se résume à un double constat, d’un côté l’émergence de l’image vers les années 1960 et de l’autre  l’apparition d’une séparation entre l’image du journaliste dans le public et celle qu’il a au sein de sa profession.

Le  passage du modèle de l’information centré sur la diffusion à un système de communication centré sur la relation avec l’auditeur ou le lecteur conduit à une certaine dilution de la spécificité du métier de journaliste, surtout dans les médias de l’instantané, les sites d’info sur internet, la télévision, la radio. Cela implique un travail de fourmi pour la classification de l’info, l’archivage, la consultation d’experts dans les domaines d’investigation  afin de contrôler l’authenticité écrite ou verbale qui permettre de ne pas fourvoyer le lecteur. Espérerons que cette tendance à la vérification systématique révolutionnera le métier de journaliste.

Ecrit par : G. Vialy et J. Bayard

 

Vœux 2012 du Conseil de l'ordre des Journalistes

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Je voudrais tout d’abord vous  remercier d’avoir répondu si nombreux à mon invitation pour les vœux de la nouvelle année.
Je vous remercie également pour les souhaits exprimés par vos représentants respectifs. Je souhaite à mon tour à tous vos adhérents  une très bonne et heureuse année 2012. Quelle vous apporte la joie à vous, vos familles et la réussite professionnelle 
Vous savez tous l’estime, la considération et le respect que j’ai pour la profession de journaliste. En effet, nous exerçons un métier passionnant et ce, dans des conditions souvent très difficiles. Le journalisme est un métier qui exige beaucoup de courage et d’investissement personnel. C’est pourquoi, j’ai particulièrement apprécié cette dernière rencontre qui me tenait particulièrement à cœur.
Je voudrais profiter de ce moment  pour saluer une fois de plus notre persévérance et notre volonté inébranlable d’informer le public en respectant totalement, notre charte nationale unique.

Ecrit par : G. Vialy et J. Bayard

 

 

LIBERTE D’EXPRESSION: UNE PRIORITE

La liberté d’expression est un des fondements des droits et des libertés démocratiques. La liberté d’information est un droit humain fondamental, c’est la base de toutes les libertés. La liberté d’expression est essentielle en ce qu’elle permet le fonctionnement de la démocratie en fournissant la participation publique ; les citoyens en peuvent exercer leur droit de participer au processus de prises de décisions publiques, s’ils n’ont accès à l’information et aux idées. La liberté d’expression n’est donc pas seulement prioritaire pour la dignité individuelle mais aussi pour la participation, la transparence et la démocratie. De nouvelles opportunités ont été crées pour répandre ce droit par l’internet et les émissions de satellites. De nouvelles menaces ont surgi aussi en forme de monopoles globaux de médias et pression sur les médias indépendants, c’est pour cela le Conseil de l’Ordre des Journalistes a été crée. Le droit à la liberté d’expression consiste en le droit de toute personne d’exprimer librement ses  opinions et ses idées.

 

Aussi :

« Le tout citoyen peut parler, écrire, exprimer librement »

« Toute personne à droit à la liberté d’expression sans considération de frontières »

La spécificité de l’internet et les possibilités qui s’ouvrent

Nous devons nous interroger sur le rôle que l’internet peut jouer dans cette lutte constante « Qu’est-ce qu’il apporte de nouveaux et comment peut-il servir la causse de la liberté d’expression ? Après le monopole de la parole, l’écriture et ensuite l’imprimerie ont constitué des révolutions pour le transfert d’idées et d’informations. On a vu apparaître les techniques audiovisuelles et enfin le numérique et l’informatique. L’internet constitue la dernière véritable révolution quant aux techniques de transmission d’informations et d’idées. Internet peut être considéré comme une possibilité inédite quand à la liberté d’expression sur lequel on peut communiquer librement et instantanément d’un bout du monde à l’autre. Internet constitue donc un progrès immense et une opportunité inédite quant à la liberté d’’expression et la défense de cette liberté.

Ecrit par : G. Vialy et J. Bayard

 

 

 

La distinction entre faits et commentaires

Rapporté tel quel, un fait n'est pas toujours suffisant S'en tenir aux faits a des incidences sur la manière d'écrire. Tout journaliste professionnel se doit, en principe, de respecter un principe d'objectivité, en imposant une distance critique entre les faits et sa propre interprétation des faits. Ce point fait néanmoins débat, le journalisme engagé invoquant souvent l'impossibilité d'aboutir à une objectivité totale et le caractère éthique d'une prise de position subjective assumée en tant que telle. Là problématique spécifique de l'objectivité en journalisme est caractérisée par le caractère immédiat, présent, des faits relatés par le journaliste, l'urgence de la publication, la complexité des faits traités et l'économie des médias eux-mêmes. Plus que d'objectivité totale, on parle de pôle d'objectivation. Analysant la photographie, comme pure présentation du fait, il n'y a que des faits interprétés.

 

Or, ce statut de la photographie, la perfection et la plénitude de son analogie Une photographie de presse est un objet travaillé, choisi, composé, construit, traité selon des normes professionnelles, esthétiques ou idéologiques, qui sont autant de facteurs de connotation; et d'autre part, cette même photographie n'est pas seulement perçue, reçue, elle est lue, rattachée plus ou moins consciemment, par le public qui la consomme, à une réserve traditionnelle de signes .C'est cette problématique de l'objectivité qui a conduit à mettre en place, en particulier dans la presse anglo-saxonne, la distinction entre les faits et les commentaires. En principe, l'article factuel se borne à rapporter faits, citations et détails pratiques, avec un souci d'objectivité et de neutralité. À l'inverse, l'article de commentaire, en particulier l'éditorial, est un texte comportant d'évidentes marques de subjectivité, dans lequel un journaliste (souvent une plume reconnue par la profession ou le grand public) propose une analyse ou une interprétation des faits qui n'engage que lui ou son journal. Les grands organes de presse ont leurs éditorialistes attitrés dont la fonction n'est plus de rapporter les faits mais d'en proposer une lecture, parfois orientée politiquement ou philosophiquement. En pratique, cette distinction est parfois peu claire. D'une part, elle ne se manifeste pas toujours aux yeux du lecteur par des choix assez affirmés de typographie ou de localisation dans le journal; cette indistinction-là peut se trouver accrue dans les versions en ligne. D'autre part, il est souvent reproché aux articles factuels une objectivité insuffisante, car l'apparence de relation brute des faits peut masquer, délibérément ou non, une orientation partisane, philosophique ou idéologique : le choix des thèmes traités ou au contraire passés sous silence, l'ordre adopté dans la succession des informations au sein du journal, d'une page ou d'un article, la sélection et la hiérarchisation des idées au sein d'un article, ce qui est énoncé explicitement ou implicitement, le choix des noms, verbes et adjectifs aux connotations diverses, sont autant de procédés rédactionnels susceptibles d'influer sur l'interprétation du lecteur. Enfin, la distinction binaire entre faits et commentaires ne rend pas compte de la variété des types d'articles. De nombreux journaux proposent, au-delà des faits mais en deçà du commentaire, des analyses qui situent les faits dans un contexte plus large, les mettent en perspective.

Ecrit par : G. Vialy et J. Bayard

 

 

 

Quelles sont les vraies attentes des lecteurs ?

Le travail journalistique correspond à un idéal de liberté de pensée et à sa diffusion

Il y a sûrement plus de journalistes aujourd’hui qu’il y a dix à quinze ans, car le nombre des médias s’est accru.

En conséquence, les journalistes sont de moins en moins bien payés, ils ont de moins en moins de moyens pour travailler (enquêter, vérifier les sources, interviewer prend énormément de temps, et la qualité des articles produits s’en ressent forcément.

Internet est passé par là, la radio et la télévision aussi, aujourd’hui plus personne ne veut payer pour l’info qu’il peut avoir gratuitement  partout.

Pour informer ses lecteurs, le métier de journaliste consiste avant tout de bien rapporter  l’information et de bien la mettre en valeur.

Ces constats en réalité devraient donner lieu à un débat explicite pour endiguer le malaise exprimé ici ou là par  « une céci collective » face à des faits d’actualité… ?

Il faut encore souligner, que l’accès à la profession tend à ne devenir qu’une course aux diplômes...

Ces enjeux ne dépassent-il pas largement les frontières du journalisme ?

Il faut ouvrir davantage l’accès de la profession à d’autres profils, plus de savoir faire, de technique. 

Ecrit par : G. Vialy et J. Bayard