La retraite des journalistes

 

En France, il y a environ 35 000 journalistes professionnels qui détiennent la carte de presse. Certains travaillent pour des chaines de service public tandis que d’autres exercent leur profession au sein de médias privés. Les journalistes relèvent du régime général, mais leur retraite présente quelques particularités.

 Quelles sont les spécificités de la retraite des journalistes ? Comment est calculée leur retraite? A quel âge peuvent-ils liquider leurs droits ? Focus sur la retraite des journalistes.

 Sommaire

  1. Quelle est la caisse de retraite des journalistes ?
  2. Quel est le montant moyen de la retraite d’un journaliste ?
  3. Quel est l’âge de départ à la retraite des journalistes ?
  4. L’indemnité de départ en retraite des journalistes.
  5. Comment faire une demande de retraite pour un journaliste ?
  6. Quelle est la pension de réversion des journalistes ?
  7. Qu’est-ce que la réforme des retraites peut changer pour les journalistes ?

 Quelle est la caisse de retraite des journalistes ?

Les journalistes relèvent du régime général, et cotisent auprès de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) pour leur retraite de base. Celle-ci est représentée par une Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail (CARSAT) dans chaque région. C’est la CARSAT qui est chargée du versement des retraites.

Il faut noter que les cotisations des journalistes sont soumises à des règles particulières :

  • L’abattement sur le taux de cotisation : le taux des cotisations des journalistes est réduit de 20%, pour le salarié comme pour l’employeur.
  • L’abattement sur l’assiette des cotisations : Les journalistes qui le souhaitent peuvent également faire baisser de 30% la base sur laquelle ils cotisent. Concrètement, ils perçoivent donc un salaire net plus élevé. Avant d’opter pour l’abattement, il faut se montrer vigilant, car il peut y avoir des conséquences sur la retraite
  • Pour les journalistes qui perçoivent un salaire annuel inférieur à 48 736 euros (Plafond de la Sécurité Sociale + 7 600 €), profiter de l’abattement peut entrainer une baisse du montant de la retraite. Cela sera notamment le cas si l’abattement est appliqué sur les 25 meilleures années de la carrière du journalistes, sur la base desquelles est calculée la retraite.
  • Pour les journalistes dont le salaire dépasse 48 736 euros, il n’y a pas d’impact sur le montant de leur future retraite. En effet, il n’y a plus de cotisations pour la retraite de base sur la fraction du salaire qui dépasse le Plafond de la Sécurité Sociale.

Pour la retraite complémentaire, les journalistes sont affiliés à l’Agirc-Arrco, par le biais du groupe Audiens. Avant la des deux caisses en 2019, les journalistes cotisaient auprès d’Agirc, complémentaire des cadres. Contrairement à la CNAV, l’Agirc-Arrco est un régime à points.

Quel est le montant moyen de la retraite d’un journaliste ?

Le mode de calcul de la retraite des journalistes est le même que pour les autres salariés du régime général. Il est basé sur le salaire moyen durant les 25 meilleures années de la carrière du journaliste. Le taux de la pension est quand à lui déterminé par le rapport entre la durée de cotisation du salarié et la durée d’assurance de référence. Pour les journalistes, le taux plein correspond à 50% du salaire moyen. Pour calculer le montant de la retraite de base, on utilise la formule suivante :

Salaire moyen × taux de liquidation × (durée de cotisation/ durée de référence) = montant de la retraite de base.

La retraite peut cependant faire l’objet d’une décote si le journaliste n’a pas atteint la durée d’assurance exigée. A l’inverse, une surcote peut être accordée lorsque le salarié réunit plus de trimestres que nécessaire. Sous certaines conditions, le montant de la retraite peut également faire l’objet d’une majoration. C’est par exemple le cas pour les parents de familles nombreuses. La majoration accordée est alors de 10% pour les trois premiers enfants. Elle passe ensuite à 5% par enfant à partir du quatrième.

Quel est l’âge de départ à la retraite des journalistes ?

Comme tous les actifs dépendant du régime général, les journalistes peuvent partir à la retraite à 62 ans. Il faut néanmoins distinguer entre l’âge légal de départ à la retraite, et l’âge de départ à taux plein.

  • L’âge légal, qui est l’âge à partir duquel l’assuré peut liquider ses droits à la retraite. Il est fixé à 62 ans. Pour percevoir se retraite à taux plein, le salarié doit totaliser entre 165 et 172 trimestres d’assurance, selon son année de naissance.
  • L’âge à taux plein est l’âge à partir duquel le salarié obtient le taux plein automatiquement. Il touche sa retraite sans minoration, même sans justifier du nombre de trimestres requis pour le taux plein. Il est fixé à 67 ans pour les assurés nés après 1955.

Les journalistes doivent en principe partir à la retraite au plus tard à 70 ans. Entre 65 et 69 ans, l’employeur peut prendre l’initiative de mettre le journaliste à la retraite. Dans ce cas, ce dernier peut prétendre à une indemnité de départ à la retraite plus importante que ce qu’il aurait perçu pour un départ volontaire.

L’indemnité de départ en retraite des journalistes.

Tous les salariés du privé perçoivent une indemnité au moment de leur départ à la retraite. Pour les journalistes, il existe cependant une indemnité spécifique, qui est prévue par l’article 51 de la Convention collective nationale de travail des journalistes. Plus avantageuse que l’indemnité de base, elle est calculée en fonction de l’ancienneté du journaliste dans l’entreprise. Son montant correspond ainsi à :

  • 1 mois de salaire après 2 ans d’ancienneté ;
  • 2 mois de salaire après 5 ans d’ancienneté;
  • 3 mois de salaire après 10 ans d’ancienneté;
  • 4 mois de salaire après 20 ans d’ancienneté;
  • 5 mois de salaire à partir de 30 ans d’ancienneté.

L’indemnité de départ des journalistes n’est pas cumulable les autres indemnités du même type. C’est donc la plus avantageuse qui est accordée. Elle n’est versée une fois que le journaliste a obtenu la liquidation de sa retraite de base. Si le départ à la retraite résulte d’une initiative de l’employeur (pour les journalistes âgés de 65 à 69 ans), l’indemnité sera plus élevée que pour un départ volontaire.

Comment faire une demande de retraite pour un journaliste ?

Pour liquider ses droits à la retraite, le journaliste doit en faire la demande au moins 6 mois avant la date souhaitée de départ. Cette démarche peut être effectuée en ligne depuis le portail lassuranceretraite.fr. Depuis son espace sécurisé, l’assuré a la possibilité de compléter directement son dossier et déposer les pièces justificatives nécessaires. Pour suivre l’avancement de sa demande, il lui suffit ensuite d’accéder à la rubrique « Suivre ma demande en cours ». En parallèle, le journaliste doit informer son employeur de sa demande au moins 3 mois avant sa date de départ.

Cette démarche unique est valable à la fois pour le régime de base et pour le régime complémentaire. Une fois la retraite de base liquidée, le journaliste peut percevoir son indemnité de départ à la retraite, versée en une fois.

Quelle est la pension de réversion des journalistes ?

En cas de décès, le conjoint ou ex conjoint d’un journaliste a droit à une pension de réversion. Celle-ci correspond à une partie de la pension que le conjoint décédé percevait ou aurait perçu une fois à la retraite. Pour en bénéficier, il faut remplir certaines conditions :

  • Les conjoints devaient être mariés. En revanche, le PACS et le concubinage ne permettent pas de percevoir une pension de réversion.
  • Le conjoint survivant doit être âgé de 55 ans au moins.
  • Le montant des ressources du conjoint doit rester inférieur à certains plafonds. En 2021, il est fixé à 21 798,4 € pour une personne seule et 34 877,44 € pour un couple.

Dans le régime de base, la pension de réversion correspond à 54 % de la pension de retraite de l’assuré décédé. En 2021, son montant annuel doit être compris entre 3 492,37 € et 11 106,72 €. Seule la fraction de la pension comprise dans la limite des plafonds de ressources est versée. Il y a une exception lorsque la pension fait l’objet d’une majoration. Elle peut alors être versée au delà du plafond applicable aux ressources du conjoint survivant.

Le versement de la pension de réversion n’est pas automatique. Il faut en faire la demande sur le site info-retraite.fr dans la rubrique « Demander ma réversion ». Si la pension est accordée, le droit est établi à partir du 1er du mois suivant le dépôt de la demande.

Qu’est-ce que la réforme des retraites peut changer pour les journalistes ?

Voulue par Emmanuel Macron, la réforme des retraites prévoit l’instauration d’un régime universel à points. Il devrait commencer à s’appliquer progressivement à partir de la génération née en 1975. Parmi les modifications prévues par la réforme, certaines préoccupent particulièrement les journalistes.

Le changement de mode des calcul des retraites prévu par la réforme pourrait avoir un impact significatif pour les journalistes. C’est désormais la totalité de la carrière qui serait prise en compte, contre les 25 meilleures années aujourd’hui. Or la carrière des journalistes est rarement continue, et il est fréquent que ces derniers rencontrent des périodes de précarité. Avec la nouvelle méthode de calcul, ils risquent donc de percevoir une pension plus faible qu’avec le système actuel.

Concernant les abattements sur les cotisations des journalistes, sa disparition n’est pas prévue dans l’immédiat. En revanche, il pourrait s’avérer pénalisant avec le passage au système à point. Afin de limiter les conséquences de la réforme sur les droits à la retraite des journalistes, le gouvernement envisage l’attribution de points gratuits. Cette devrait cependant être transitoire, et s’étendre au maximum sur une quinzaine d’année.

 Ecrit par : J. Bayard 

 

 

 

                                                                                                                                                     

 

 

Tous nos vœux pour 2023 du Conseil de l’Ordre des Journalistes de France

 

Chères toutes et chers tous,

Je vous remercie de votre présence à ce premier rendez-vous important de la vie républicaine car il me permet de vous adresser mes vœux pour 2023, ce nouveau millésime.

Je suis heureux de vous retrouver pour vous présenter mes meilleurs vœux pour l’année 2023 qui arrive à nous. Je formule pour vous-mêmes et vos proches des vœux de sérénité et d’épanouissement.

Je me permets d’ajouter que je vous souhaite que l’année soit douce.

Le COJF vous souhaite à vous et vos proches une très belle année 2023, une année de combat, mais aussi de tolérance et de fraternité, il y en aura besoin dans le contexte électoral incertain qui s'annonce. L’actualité de la profession, la liberté d'informer, sans cesse menacée, doit être défendue avec force

"La France est attachée profondément à la liberté de la presse, et donc à l’indépendance des médias, dans un monde."

 Plus que jamais, notre COJF, qui célébrera en 2023 ses 14 ans d'existence, est mobilisé pour promouvoir l'indépendance des médias, le pluralisme des opinions, et une charte d'éthique commune à toute la profession, afin de garantir le droit du public à une information de qualité, complète, et libérée de tous les pouvoirs.

Je remercie l’entourage des collaborateurs les plus proches, celles d’abord qui sont demeurées auprès de moi et auxquelles j’exprime une particulière reconnaissance, celles et ceux qui sont arrivés, les autres aussi qui ont fait le choix personnel de se tourner vers d’autres activités.

Vous pouvez en être sûrs, je vous écoute, je vous comprends, je vous respecte, professionnels de grande qualité dans votre diversité qui faites face à tant de difficultés mais parvenez aussi à tant de réussites, journalistes dont la liberté d’appréciation est si précieuse.

Ecrit par : J. Bayard 

 

 

Le recours à l'article 49.3 de la Constitution : dans quels cas ?

Dans le cadre de l'examen d'un projet de loi en séance publique à l'Assemblée nationale, l'article 49 alinéa 3 (49.3) de la Constitution peut permettre l'adoption sans vote d'une loi.

Vie publique

Dernière modification : 22 août 2022

L'article 49.3 de la Constitution donne la possibilité au Premier ministre, après délibération du Conseil des ministres, d’engager la responsabilité du Gouvernement sur le vote :

  • d’un projet de loi de finances ;
  • d'un projet de loi de financement de la sécurité sociale ;
  • d’un autre projet ou une proposition de loi en débat à l’Assemblée nationale.

Si le Premier ministre décide d’y recourir, sa décision entraîne la suspension immédiate de la discussion du projet de loi. Le texte est considéré comme adopté, sans être soumis au vote, sauf si une motion de censure est déposée dans les 24 heures qui suivent.

La motion de censure doit être votée selon des conditions très précises : seuls sont recensés les votes favorables à la motion de censure qui ne peut être adoptée qu’à la majorité des membres composant l’Assemblée. Si la motion de censure est adoptée, le texte est rejeté et le Gouvernement est renversé.

Depuis la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008, hors projets de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale, l’article 49.3 ne peut être utilisé que sur un seul texte au cours d’une même session parlementaire . Avant cette révision de la Constitution, le gouvernement pouvait y avoir recours aussi souvent qu’il le voulait et sur n’importe quel texte.

Ecrit par : G. Vialy et J. Bayard  

 

Les journalistes

Taux réduits cas particuliers

Certaines cotisations patronales et salariales dues au titre des pigistes et des journalistes, titulaires de la carte professionnelle bénéficient d’un abattement de 20 %.

Initialement, le bénéfice du taux réduit s’appliquait aux salariés qui travaillaient régulièrement et simultanément pour plusieurs employeurs (notamment les pigistes). Les journalistes titulaires de la carte de presse étant présumés travailler pour plusieurs employeurs, cet abattement a été généralisé.

L’abattement de 20 % concerne les pigistes et les journalistes et assimilés (collaborateurs directs de la rédaction, rédacteurs-traducteurs, sténographes-rédacteurs, rédacteurs-réviseurs, reporters-dessinateurs, reporters-photographes) quel que soit le nombre de leurs employeurs.

Les employeurs concernés par cette mesure sont :

·         les journaux d’information : édition, impression, édition de revues et périodiques ;

·         les agences de presse y compris journalistes et photographes indépendants ;

·         les entreprises de radiodiffusion et de télévision (pour tout le personnel sauf les artistes).

Les taux de cotisations de Sécurité sociale dues pour les salariés concernés sont calculés pour chaque employeur en appliquant aux taux du régime général un abattement de 20 %.

Cet abattement s’applique aux cotisations :

  • accidents du travail – maladies professionnelles ;
  •  allocations familiales ;
  • assurance vieillesse plafonnée ;
  •  assurance vieillesse sur la totalité pour la part patronale ;
  •  versement mobilité.

Cette réduction de taux n’est en revanche pas applicable :

  • à la cotisation d’assurance maladie ;
  • à la contribution Fnal (qu’elle soit due au taux de 0,10 % ou au taux de 0,50 %) ;
  • à la cotisation salariale d’assurance vieillesse déplafonnée ;
  • à la contribution de solidarité autonomie (CSA) ;
  • aux contributions d’assurance chômage et à la cotisation AGS ;
  • à la CSG et à la CRDS.

 

L’application de taux réduits :

  • dispense l’employeur de procéder à la régularisation annuelle des cotisations plafonnées de Sécurité sociale ;
  • n’empêche pas l’employeur de bénéficier de la réduction générale des cotisations patronales de Sécurité sociale ;
  • ne permet pas d’appliquer la réduction de plafond propre aux temps partiels.

Les journalistes professionnels bénéficient d’un taux réduit égal à 80 % du taux de droit commun applicable ainsi que d’une déduction forfaitaire spécifique (DFS) pour frais professionnels de 30 %.

Ecrit par : G. Vialy et J. Bayard  

Source : Les journalistes - Urssaf.fr

 

Devenir journaliste indépendant en 2022 étape par étape !

Vous êtes intéressé par le monde qui vous entoure et avez déjà songé à vous lancer en tant que journaliste ? N’hésitez plus ! C’est un métier dynamique et varié du point de vue des tâches réalisées, et en constante évolution. Aujourd’hui, un grand nombre de journalistes travaillent en indépendant pour profiter d’une plus grande liberté. Si vous voulez songer à devenir journaliste indépendant, nous vous expliquons toutes les étapes à suivre dans cet article. 

Quelques rappels sur l’activité de journaliste indépendant

Quelles sont les principales missions d’un journaliste indépendant ?

Le rôle d’un journaliste est de mettre en lumière l’évolution du monde, que ce soit d’un point de vue politique, culturel, économique ou social. Il existe plusieurs types de journalistes et selon le domaine pour lequel il choisira d’exercer, ses tâches seront légèrement différentes, notamment quant au média pour lequel il travaillera.

Globalement, les missions d’un journaliste indépendant sont assez similaires et se regroupent en trois domaines :

  • La recherche d’informations : un journaliste doit impérativement se tenir au courant de l’actualité de son secteur d’activités (thématique, zone géographique, évènements…). C’est cette mission de recherche qui occupera la majeure partie de son temps.
  • La collecte d’informations : c’est au journaliste de reporter les informations qu’il trouve, grâce à son propre matériel. La plupart du temps, il devra rédiger un contenu écrit en respectant la ligne éditoriale de son client et parfois y apporter des images, photos, sons ou encore vidéos.
  • Le traitement des informations : il doit également adapter les résultats de ses recherches afin d’obtenir un contenu intéressant et pertinent. Il doit s’occuper de vérifier les informations dans l’optique de les publier par la suite.

Quelles sont les qualités pour devenir journaliste indépendant ?

Tout d’abord, pour devenir journaliste indépendant, vous devrez avoir une parfaite connaissance de la langue française, à l’oral comme à l’écrit. Vous devrez également pouvoir vous adapter facilement à la ligne éditoriale des différents médias.

Travailler en indépendance requiert tout de même quelques qualités morales :

  • organisation et respect des délais ;
  • rigueur ;
  • sens de l’analyse et de synthèse ;
  • capacités de communication et de persuasion ;
  • sens de l’initiative ;
  • culture générale développée.

Avec des médias web en plein développement, un journaliste indépendant doit également être curieux et se tenir au courant des différentes évolutions de ce métier. Vous devez idéalement être capable d’intervenir sur différents supports médiatiques.

Finalement, il vous faudra respecter les différentes règles de déontologie : ne pas créer de conflits d’intérêts, ne pas promouvoir un produit ou service moyennant un avantage quelconque, ou encore n’accepter aucune rémunération exceptée celle de votre commanditaire direct.

Faut-il être diplômé pour être journaliste indépendant ?

Le secteur du journalisme est assez peu réglementé, car tout le monde est en droit de publier. Vous pouvez donc théoriquement exercer une activité de journaliste sans diplôme spécifique. Néanmoins, c’est un secteur où la concurrence est assez rude et il est fortement conseillé d’avoir suivi une formation. La Conférence Nationale des Métiers du Journalisme reconnaît 14 centres de formation différents, dont 10 établissements sont publics.

Sachez que ces établissements peuvent être intégrés uniquement sur concours, et sont très sélectifs car ils n’offrent que peu de places. Ne vous en faites pas, il existe des alternatives, telles que des écoles privées ou certains cursus en universités pour être formé au métier de journaliste.

Quels avantages à être journaliste indépendant ?

Choisir le statut d’indépendant plutôt que de salarié offre plusieurs avantages aux journalistes. Tout d’abord, vous serez plus libre, tant au niveau de l’organisation, des horaires, du lieu d’exercice, ou encore des méthodes utilisées, vous serez en position de choisir ce qui vous convient le mieux.

Vous serez également plus libre quant au choix des missions. Vous pourrez analyser les différentes offres et choisir celles qui vous correspondent le mieux. Cela pourra vous permettre de vous spécialiser dans un domaine, mais aussi dans un média particulier. Par exemple, vous pourriez décider librement de vous concentrer sur la télévision et donc sur la réalisation de vidéos.

Finalement, vous aurez l’avantage d’être mieux payé qu’un journaliste salarié. En effet, vous pouvez décider de fixer vos propres tarifs et pouvez exercer autant que vous le voulez. Vous serez donc très rapidement mieux rémunéré que les journalistes salariés.

Quel statut juridique pour un journaliste indépendant ?

En tant que travailleur indépendant, vous devrez choisir un statut afin de donner une valeur juridique à votre activité. Il existe plusieurs statuts adaptés pour exercer le métier de journaliste indépendant. Des statuts comme la micro-entreprise ou encore l’EIRL vous permettront de créer une structure avec peu de contraintes.

Vous pouvez également vous orienter vers des structures comme l’EURL, la SASU ou la SARL. Pour tous les cas de figure, vous pourrez effecturer les démarches seul ou bien vous faire accompagner par un professionnel du juridique qui vous guidera afin de faire le choix le plus adapté à votre activité.

Si vous avez déjà un choix arrêté sur le statut que vous souhaitez sachez qu’il existe des modèles de statuts SASU, SARL et EURL à télécharger gratuitement !

Quelle réglementation en vigueur pour exercer en tant que journaliste indépendant ?

Comme nous l’avons dit, le secteur du journalisme est assez peu réglementé. Un journaliste indépendant est employé par des médias, grâce à un contrat de travail généralement à durée indéterminée. La réalisation d’un contrat est obligatoire afin de lier le journaliste à l’entreprise, et doit préciser le montant et les modalités des paiements, la durée, ainsi que les différentes missions attendues.

Grâce à ce contrat, un journaliste indépendant a donc droit à une carte de presse qui n’est pas obligatoire mais lui confère certains avantages :

  • un statut de journaliste professionnel ;
  • l’accès à des salles de presse, en France comme à l’étranger ;
  • le droit à la protection sociale et à la formation professionnelle.

Vous pourrez obtenir cette carte de presse au bout de trois mois d’exercices consécutifs pour une entreprise de presse. Vous devrez effectuer votre demande auprès de la Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels (CCIJP).

Bon à savoir La carte de presse doit être renouvelée tous les ans ! Sachez qu’il vous sera possible d’obtenir une prime d’ancienneté au bout de 5 ans de renouvellement.

Comment trouver des missions en tant que journaliste indépendant ?

Certaines missions en tant que journaliste peuvent se trouver grâce aux réseaux sociaux tels que LinkedIn ou Facebook, en rejoignant des groupes stratégiques, spécialisé dans la collaboration avec des journalistes par exemple. Vous devriez également être actif et présent sur LinkedIn. N’hésitez pas poster du contenu régulièrement, partager votre travail et surtout engager avec des organisations qui auraient besoin de vos services.

En tant que journaliste indépendant, le moyen le plus efficace pour trouver des missions demeure les plateformes freelance. Elles sont aujourd’hui assez populaires et de nouvelles offres sont postées tous les jours. Il en existe aujourd’hui un certain nombre : Textbroker, Malt, Upwork, etc. Vous devriez absolument les consulter et choisir celles qui vous convient le mieux, en fonction des paramètres notamment liés au paiement.

Finalement, n’hésitez pas à consulter votre réseau pour obtenir quelques contrats. Parlez de votre activité autour de vous et encouragez vos différents clients à vous recommander. 

Comment obtenir une carte de journaliste ?

Pour obtenir une carte de presse, vous devez avoir effectué 3 mois d’exercice consécutifs pour une entreprise de presse et formuler votre demande auprès de la Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels.

Quelle formation pour être journaliste indépendant ?

Aucun diplôme n’est nécessaire pour devenir journaliste indépendant, mais vous pouvez choisir de suivre une des 14 formations reconnues par la Conférence Nationale des Métiers du Journalisme.

Quel est le salaire d’un journaliste indépendant ?

Un journaliste indépendant est rémunéré par article et on estime qu’il gagne environ 65€ pour chaque article.

Ecrit par : G. Vialy et J. Bayard